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A l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée le 16 Juin de chaque année, le Bénin a lancé, sous le haut parrainage de la Première Dame, Mme Claudine Talon, la Campagne Tolérance Zéro au mariage des enfants. Le Bénin est devenu ainsi le 20ième pays africain à rejoindre la campagne de l’Union Africaine contre le mariage des enfants.

Les objectifs de cette campagne nationale de lutte contre le mariage des enfants sont :

1- de briser le silence sur les violences faites aux enfants

2-de susciter un dialogue au niveau national et communautaire pour agir sur la normalisation et la banalisation des violences faites aux enfants y compris le mariage des enfants

3- de contribuer à la création d’un environnement favorable à l’adoption de comportements pouvant garantir la protection des enfants

Au Bénin, une fille sur 10 âgée de moins de 15 ans est mariée et trois filles sur 10 le sont avant 18 ans. Quand les enfants sont mariés durant leur enfance, leurs perspectives de mener une vie épanouissante diminuent considérablement, enclenchant un cycle de pauvreté qui se perpétue de générations en générations.

Les causes d’une telle pratique sont entre autres la pauvreté, l’ignorance des droits des enfants, l’inégalité de genre, les pratiques socio-culturelles négatives et nuisibles, la faible application des lois, etc…

Les filles épouses sont plus susceptibles d’être déscolarisées et victimes de violences domestiques, d’être contaminées par le VIH/SIDA et de mourir suite à des complications durant la grossesse et l’accouchement. Les enfants de mères adolescentes ont un plus grand risque d’être mort-nés, de décéder juste après la naissance ou d’avoir un poids insuffisant à la naissance.

 

Malgré les drames, il y a une lueur d’espoir. Espoir car le Bénin a promulgué le Code de l’Enfant en fin 2015 qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à 10 années d’emprisonnement ferme contre les auteurs de telles atrocités.

Selon l’article 181 du Code de l’Enfant (n°2015-08 du 08 décembre 2015 en République du Bénin) : Les pratiques conduisant au mariage précoce ou au mariage forcé des enfants telles que les mesures coercitives, la pression  psychologique, le chantage affectif et la pression sociale et familiale intense, sont interdites.

Un appel à l’action est donc lancé aux autorités nationales et locales, aux Partenaires Techniques et Financiers, aux organisations de la société civile, aux leaders religieux, aux médias, aux artistes, aux organisations de jeunes, aux parents à s’engager activement dans la lutte contre le mariage des enfants et contre toutes les violences faites aux enfants.

 

Je suis engagée et toi ? Jeune engage toi !

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